Liure avèm nascut, nos emmuralhar an volgut, nos far calar, n’an pas pogut.

Ma mémoire chante en sourdine, Potemkine

Le 27 juin 1905, dans le port d’Odessa, l’équipage du cuirassé russe « Potemkine », se révolte après qu’un officier ait abattu un marin se plaignant de la viande avariée servie à bord. Le commandant et d’autres officiers sont tués et jetés à la mer. L’insurrection s’étendra à d’autres villes de l’Empire russe. La répression fera plusieurs centaines de morts et certains marins du « Potemkine » trouveront asile en Roumanie. Le film d’Eisenstein en 1925 immortalisera cette mutinerie.

Ce terrible évènement a aussi inspiré à Jean Ferrat une sublime chanson.
En voici la vidéo et les très belles paroles :

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M’en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde
Qui chante au fond de moi au bruit de l’océan
M’en voudrez-vous beaucoup si la révolte gronde
Dans ce nom que je dis au vent des quatre vents

Ma mémoire chante en sourdine
Potemkine

Ils étaient des marins durs à la discipline
Ils étaient des marins, ils étaient des guerriers
Et le cœur d’un marin au grand vent se burine
Ils étaient des marins sur un grand cuirassé

Sur les flots je t’imagine
Potemkine

M’en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde
Où celui qui a faim va être fusillé
Le crime se prépare et la mer est profonde
Que face aux révoltés montent les fusiliers

C’est mon frère qu’on assassine
Potemkine

Mon frère, mon ami, mon fils, mon camarade
Tu ne tireras pas sur qui souffre et se plaint
Mon frère, mon ami, je te fais notre alcade
Marin ne tire pas sur un autre marin

Ils tournèrent leurs carabines
Potemkine

M’en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde
Où l’on punit ainsi qui veut donner la mort
M’en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde
Où l’on n’est pas toujours du côté du plus fort

Ce soir j’aime la marine
Potemkine

26 juin, 2009 à 16:45


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