Liure avèm nascut, nos emmuralhar an volgut, nos far calar, n’an pas pogut.

Une information municipale qui laisse rêveur

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Parler d’origine inconnue pour cette parfaite ! Comme s’il y avait une A.O.C (Appellation d’Origine Contrôlée) pour les cathares !

Et quand on écrit qu’elle donna 10 sous au sergent d’armes le 13 mars et fut DONC brûlée avec les autres… Autant écrire qu’elle a acheté son incinération !

C’est d’un goût !! Tant qu’on y est, pourquoi ne pas ajouter une publicité pour le crématorium des environs ou les assurances obsèques !….

30 mai, 2009 à 19:42


7 Commentaires pour “Une information municipale qui laisse rêveur”


  1. le troubadour écrit:

    Les histomontséguriens toujours inspirés
    D’un nouveau trait de plume incontrôlé
    Réécrivent l’histoire d’un triste bucher
    Avec des arguments souvent alambiqués.

    Les historiens locaux voudraient nous démontrer
    Qu’à l’époque déjà les pauvres parfaits
    Pour la crémation firent un don aux croisés
    Achetant leur martyre pour quelques deniers.

    Si vous voulez ainsi l’histoire déformer
    Il faudra un peu votre style travailler
    Pour toutes vos balivernes pouvoir conter.

    Un peu d’humilité serait la bienvenue ;
    Ne pourriez vous pas sur ce sujet exercer
    Votre création avec plus de retenue ?

    Je ne dirai pas que celui qui fait l’historien sans aucun savoir
    Est un … sans le vouloir ; mais je le pense très fort.

  2. L'Hérétique écrit:

    Là, on a touché le fond !

  3. Lo Trufarèl écrit:

    Lettre ouverte à un pseudo érudit,
    En plus de nous suggérer par votre écriture déplorable que la pauvre Rixende dût soudoyer un sergent pour être brûlée, vous affirmez que les touristes mettent leurs pas dans ceux des habitants du château de Montségur.
    Recopiez-vous bêtement quelques passages de vos lectures ou vos éminentes connaissances vous conduisent-elles à affirmer cela ?
    Dans le premier cas je ne saurais trop vous conseiller de citer vos sources ce qui, je crois, vous éviterai le ridicule.
    Dans le second je vous propose de tenter une petite expérience prenez un cheval et essayez d’emprunter votre chemin pour monter au château ; si vous n’êtes pas cavalier ce dont je doute (les montséguriens ne savent-ils pas tout faire ?) essayez donc de faire cheminer un troupeau de vaches sur votre sentier….
    Permettez-moi de vous signaler qu’il n’existait à cette époque ni motos de trial ni réfrigérateurs ni congélateurs ; pour nourrir 500 personnes il fallait du ravitaillement et, avant d’être mangé, le garde-manger à pattes devait aussi manger.
    Peut-être n’avez-vous pas remarqué que les pacages sont rares au sommet du pog …

  4. dady écrit:

    Bien répondu – le Troubadour excellent – l’Hérétique succint mais parfait (?)! – et Lou Trufarèl bien vu et pan sur le museau du « Musée de Montségur »…Y en a qui n’ont pas peur du ridicule, et ça se dit « historien » ?

  5. Rixende écrit:

    J’ai été touchée que vous m’ayez accordé une entrée sur votre blog – qui aurait pensé cela il y a 800 ans!
    Alors, mes origines – mais est-ce si important? – Oui c’était important pour les Inquisiteurs. Après le bûcher, les survivants ont dû se rendre devant le tribunal de l’Inquisition. Il leur a été demandé d’où ils venaient, quels lieux ils avaient visité, quelles personnes ils avaient vu et chez qui, et surtout s’il y avait des bons hommes ou bonnes femmes. Bien sur les Inquisiteurs ne m’ont jamais interrogée, parce que j’avais choisi de mourir avec ma foi sur le bûcher. Il revenait donc aux autres de parler brièvement de moi pendant leurs interrogatoires. Alors je suis devenue pour l’éternité, Rixende, d’origine inconnue – je n’ai jamais dit à personne d’où je venais… Tout ce qui compte c’est d’avoir passé mes dernières années, les plus importantes de ma vie, à Montségur.
    Tous ceux qui ont accepté de mourir, parce qu’ils ne voulaient pas abandonner leur foi, ont donné toutes leurs possessions à celles et ceux avec qui ils ont partagé leur vie sur le pog. La semaine avant la fin de la trêve, tous ce qui me restait c’était 10 sous, que j’ai décidé de donner à Imbert de Salles, notre sergent d’armes, qui nous a défendus tellement courageusement. De nos jour une note donné aux visiteurs reprend exactement la déposition faite devant les Inquisiteurs il y a longtemps.
    Quelque fois mon esprit monte encore sur le pog, la nuit. Ce chemin où l’on voit encore les marches taillées dans le rocher du pog est resté le même tel qu’il était, il y a 800 ans. Mais c’est un chemin vivant. Les pierres sont polies et sont usées par tous ceux qui ont emprunté le chemin. Chacun de nous laisse pour l’éternité, nos traces dans les pierres. Bien sur, le chemin a évolué – devenu boueux, glissant ou abîmé, nous l’avons tous façonné un pas à droite, un pas à gauche, changeant son cours, comme une rivière change son courant pendant les siècles.
    Et j’espère que ce lieu, mon pog bien-aimé, restera longtemps encore un lieu vivant, et pas juste le souvenir de nos morts. C’est un symbole d’espoir, de foi et d’amour que nous avons partagé avec nos compagnons, les bons chrétiens.

  6. le troubadour écrit:

    J’admire l’histoire qui frise l’anecdote
    Les écrits taisant l’emplacement du bûcher
    Nous apprennent ce que RIXENDE fit de ses deniers.
    Quand connaîtrons-nous la taille de ses bottes ?

    N’étant pas historien par la grâce touché
    Je réfléchis un peu à cette situation
    Mes neurones connaissent si grande agitation
    Que cette tirade je ne peux expliquer.

    Comment se fait-il que tout érudit local
    De par son irréfutable témoignage
    Du jeu de la vérité se fasse vassal ?

    Point de preuves historiques, rien de vérifié
    La vie quotidienne de nos pauvres parfaits
    Impunément en tous sens se fait triturer.

    Chaque mois sa nouvelle lune
    Chaque jour son nouvel historien
    Ainsi va la vie à MONTSEGUR

  7. montsegur09 écrit:

    Très subtil de « réincarner » la gentille Rixende pour défendre le soldat qui a le plus informé ses inquisiteurs.

    N’étant pas de nature à « gober » béatement tout ce qui se raconte à Montségur, je viens d’effectuer quelques recherches. qui m’ont permis de remarquer la quantité et la précision des détails dont regorgent les extraits de dépositions d’Imbert de Salles.

    Cette profusion d’informations qui fait aujourd’hui le bonheur des écrivains férus de catharisme et celui de nos histoséguriens, a dû aussi bigrement intéresser l’inquisition de 1244 et lui faciliter la tâche pour mener à bien sa triste besogne contre « présumés hérétiques » ou « frères d’armes » du Sergent Imbert…

    Dans le contexte de l’époque, avec les méthodes alors utilisées pour « délier les langues », il y a de quoi se poser quelques questions : Soit Imbert de Salles a sciemment collaboré avec l’inquisition pour dénoncer ses compagnons avec autant de détails, soit c’est l’inquisition qui a fabriqué ces dépositions pour justifier ses actions contre d’autres malheureux bonshommes.

    Dans les deux cas, l’exactitude de l’histoire locale qui nous est racontée, s’en trouve fort compromise….

    Peut-être est-ce pour cela que la moderne Rixende cherche tant à défendre le sergent Imbert de Salles…


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