Liure avèm nascut, nos emmuralhar an volgut, nos far calar, n’an pas pogut.

C’est la mi-carême !

Un vrai casse tête :  la Mi-Carême est fêtée  « le jeudi de la troisième semaine entière des quarante jours de pénitence ». En faisant un simple calcul (40/2), on pourrait penser que la fête doit tomber le troisième lundi du Carême (vingtième jour à compter du Mercredi des Cendres), mais les dimanches ne faisant pas partie du carême de pénitence, il faut donc rajouter 3 trois jours de la semaine ce qui tombe un jeudi.

Voila ce n’est finalement presque pas compliqué ….

Pour les célébrations, c’est quand même plus simple la mi-carême ressemble au Mardi-gras.

Longtemps appelée fête des blanchisseuses, la Mi-Carême a une histoire très riche. Ses premières traces écrites remontent, au moins, à 1659.

Avec les jours gras, la fête des blanchisseuses est un des deux grands moments du Carnaval de Paris. Aux jours gras, défile le Bœuf Gras, à la Mi-Carême défilent les Reines.

blanchisseuse.jpg

La mi-carême a inspiré à Alfred de Musset une bien charmante poésie dont voici un extrait

« Le carnaval s’en va, les roses vont éclore ;
Sur les flancs des coteaux déjà court le gazon.
Cependant du plaisir la frileuse saison
Sous ses grelots légers rit et voltige encore,
Tandis que, soulevant les voiles de l’aurore,
Le Printemps inquiet paraît à l’horizon.

Du pauvre mois de mars il ne faut pas médire ;
Bien que le laboureur le craigne justement,
L’univers y renaît ; il est vrai que le vent,
La pluie et le soleil s’y disputent l’empire.
Qu’y faire ? Au temps des fleurs, le monde est un enfant ;
C’est sa première larme et son premier sourire…. »

 

18 mars, 2009 à 23:54


Laisser un commentaire